dimanche 28 octobre 2018

Un Paris là sous nos yeux













Paris 1800, 1920, année 50-60, une part de la ville, un saut qui nous emmène  vers une composition, un échelonnement du temps, de la ville, vers de grands pas.... Un Paris que l'on peut dater, imaginer, observer... Là, par exemple, à deux pas, à quelques kilomètres, des tours 60-70 s'entrechoquent, jouent de leurs hauteurs, nous emmènent plutôt vers La Défense et sa chevelure noire, bleu, blanche... Calme malgré tout, enfilochées derrière la BNF, elles dessinent des allées, des gorges urbaines qui n'existeraient pas sans elles... En leur centre un carrefour, une place plutôt régulatrice distribue ses lignes, elles courent, s'en vont au loin, s'entrelacent dans les méandres de la ville... Là, à leurs extrémités, se devinent une place, un carrefour, il s'agit d'un croisement au travers duquel là-bas, à quelques dizaines de mètres, un bâtiment Art Déco, une flopée de balcons au goût 90-2000, neufs, au bout duquel on peut encore s'imaginer un chantier criard vêtu de bleu, d'orange, se regardent, s'interpellent, nous convis à venir flirter avec eux en des temps éloignés... Basculant vers le vide comme des tiroirs a bout de course, ils, ses balcons, laissent échapper un visage contemporain, saillant de blanc qui s'envolent presque vers la ville....
Paris en a vu naître au cours de cette période, Paris s'est vu armé d'un nouveau jour, elle a due céder un peu de sa couleur d'origine, celle qui, durant des années a fait rêver, fait voyager le duc comme le simple d'esprit.... Au fil du temps, elle a vu le monde du bâtiment s'affairer, se dépêcher, jeter un engouement, une mesure réglée, huilée, forte d'un savoir faire acquis depuis des lustres....  D'Haussman aux années 2000, la ville a vu pousser une multitude de nouveautés, comme le métro, des jardins, des parcs, des habitats hétéroclytes, répondant à une époque, une page, des bâtiments industriel, des commerces... Paris, dans son apparat rouge et bleu teinté de liserets lointains ornés de blanc, de vert, s'est couverte de gloire, dans sa robe touristique elle aguiche, séduit, s'accapare une partie de nous-même, qui dans un élan profond, sincère, laisse une empreinte indélébile...