Espace exposition virtuelle
mardi 31 août 2021
La Seine, la ville...
lundi 5 octobre 2020
Une goutte d'eau
Venant de loin, un peu plus loin que l'on s'imagine, elle a franchie bien des aléas, des barrages, les pales d'un kayak par exemple, les bulles des plongeurs, les courants..., que d'aventures pour cette goutte d'eau qui dans un fleuve va toute droite ou presque maintenant, suivant parfois les courbes, les bords parfois encombrés, un peu chahutés, mais au fin fond d'elle-même elle rêve d'autre chose, d'une étendue de nature plus sauvage, que le temps façonne, dicte..., d'un univers peu cotoyé dans un fleuve. Mais elle est sur, elle y arrivera, son destin est presque tracé. Seul une péniche ou deux la ballotte de temps à autre, coupant cette langueur, cette monotonie que le temps installe parfois.
Parfois déçue, elle espère tant et tant, mais le temps, se grand maître, est son ami, il la mènera à bon port... Un peu de patience...!
samedi 12 septembre 2020
Notre-Dame de Paris
Brûlée comme une eau vive, comme un chardon ardent, elle si belle, si majestueuse ne se distingue plus… En quelques heures, là en hauteur, elle a perdue son âme, une partie d'elle même. Son cœur est encore là, il vibre, se laissant ici et là regarder, examiner, quand promptement des lueurs d'espoirs reviennent, se cachent, s'entrechoquent…
mardi 14 janvier 2020
Là, à côté d'elle
Entre deux terres, la Seine et la rue, un peu en hauteur, un bout de verdure orné d'icônes se dressant en son coeur, entrecoupé d'un chevet d'église lui dictant son dessein, nous entraine vers sa ligne bordée d'arbres et de statues…. Il vit, laisse pénétrer les passants, les touristes, qui là, tout proche, viennent se reposer après avoir visité la cathédrale.
A côté, un peu plus au Sud, connut des parisiens, Maubert s'affiche, s'affirme surtout lorsque le samedi le marché s'affaire, bouge, entrevoit des regards, des sentiments.. Un peu plus haut encore se dresse, majestueuse, la Sorbonne. Elle fut le théâtre de virulences, de discours, de belles lettres, d'idéologie naissante, de théorie née au fil des siècles.. Au XXe elle ouvrit ses portes, son cœur, son antre...
Sa philosophie s'est propagée, a traversée une partie du XXe, vers des chemins qu'elle ne connaissait pas, qui furent découvert au milieu du XXe… Elle évolua, laissa ponctuellement un peu de côté ses grandes bases, se laissa parfois, très rarement entraîner… Sur la même rue en remontant jusqu'au boulevard, à gauche, en hauteur, un apparat de pouvoir blanc/écru coiffé d'un dôme entouré d'une colonnade auréolée d'art, de lettres, de pouvoir, jaillit se projette soudainement..
Faisant face à une reine en dominant Paris, ce bâtiment dialogue, échange, délecte minutieusement chaque parcelle, chaque côté, se projette vers un art qui aurait pu être le sien mais un peu plus tardivement. Il s'est dessiné autrement à fait jaillir en haut de ce mont presque au cœur de Paris, un mausolée synonyme d'âmes, de souveraineté, de temps, d'histoire...
mercredi 18 décembre 2019
Façades, bâtiments actuel....


Batignolles, BNF, Belleville, République, XVIIe… le temps a défilé, le temps c'est envolé, le temps a développé un package d'idées, un voile bétonné, une façade pigmentée.
Vert, gris, blanc, noir, argenté, ces façades dessinées, ces façades mélangées, au goût sucré-salé, au goût pensé-visé, se sont là implantées, sont là en carré, comme il y a quelques années, sont crayonnées sur un site, en un lieu…..
Parfois elles se cachent, un semblant se fait voir derrière une floppée de bâtiments, seul 1/10e, 1/20e se montre, se dessine là au coin d'une rue… Ces couleurs donnent envie, ces couleurs et ces forment aguichent, éveillent, font revivre le quartier encore XIXe….
Les armées de balcons appareillés de fer forgé plus travaillé que brut, un peu anxieuses, mais encore sereine, observent autour d'elles cette diversité, ces concepts, ces idéologies s'installer...
Presque aussi vive les unes que les autres, l'œil est plus stimulé, plus attiré, il ne regarde plus une linéarité, un flot identique, mais une multitude… Elles jouent entre elles, se jouent de leurs couleurs et plus encore lorsque le soleil vers 16h00, commence à disperser des teintes plus orangées… Parfois, sur une façade plus vitrée qu'un voile de béton perçé de fenêtre, un flot de lumière s'égard ici et là, laissant naître un regard plus chaleureux.
Au coin d'une rue en L, presque assombrie par la hauteur et le volume, ces bâtiments viennent entrecouper un bout de trottoir, flirter avec un bâtiment XIXe.
2, 3 carreaux ou une vitre au 2 tiers, un peu classique, vieillotte, contemporaine ou renaissance, plus proche encore quand là, un quadrilatère étroit, montant, un carré, une belle baie vitrée, une hauteur de petits carreaux teintent les villes le soir, leurs envois un bouquet intérieur que le passant devine, effleure du regard....
Là, un peu plus loin, coincé dans les entrailles de la ville, un flot renaissance/contemporain se lit, deux façades au goût si différents pourraient presque se fondre, s'enlacer... L'une à dominante noir, l'autre plus proche, à dominante brun-orangée/écru.... Deux époques, deux exemples, deux visages d'une ville qui en compte un peu plus, qui se lisent de bas en haut de la ville, d'Ouest en Est...
Quelques pas dans Paris
Entre Belleville et République, sur cette rue, la rue du Faubourg du Temple, qui a laissée sa foule, l'on peut encore deviner le temps d'avant, l'on peut se l'imaginer encore... En bas la place s'est transformée, son cœur, autrefois orné de pelouses et de fontaines, a laissé place a un long « pied à terre » piétonnié, en lequel les voitures n'ont plus le droit de passage.
De l'Opéra à Saint-Lazare, l'on se fraie encore un passage dans la foule, l'on peut passer là ou là-bas, devant l'entrée du RER, en coupant l'angle des Galeries Lafayette, ou en venant de Richelieu Drouot, les passants pressés, un peu chargés parfois, se font encore nombreux mais plus serein. Tous mènent à Saint-Lazare, tous nous font voyager dans les méandres d'une fourchette de plus de 200 ans d'architecture. Saint-Lazare, elle, peut se targuer d'être assise face à quelques nouveautés comme la Fnac par exemple et son passage, l'entrée vitrée de la ligne 14, elle s'est aussi laissée croquer, aguicher, à laissée sa « robe rupestre » s' envoler à jamais....
Un peu plus loin à vol d'oiseau, au cœur de ces artères touristique ou vers des chemins plus aisés, Louis Vuitton, Lancel, Dior se cachent, se laissent deviner, approcher, regarder.... Elles ces grandes marques, ces couleurs voyageuses nous entraînent aussi vers des places plus populaires, parisiennes, elles nous aguichent, nous font voyager, nous aident à traverser le monde, nous amènent vers le sport, la découverte, les défis, les voyages....
jeudi 3 janvier 2019
La ville....
Partir, revenir, se teinté, s'égrainer, se laisser voyager, une nuit, une journée....
Là, d'un regard presque quotidien, presque habituel, à quelques dizaines de mètres, un petit bâtiment s'épaule au début d'une rue créant ainsi un effet disparate, destructuré, se trouve enlassé d'un brin champêtre carillonnant au-dessus de lui. Il est là, blottit, se cachant presque, ses acolytes, ses compagnons de temps le mettent en valeur, l'accompagnent, ils, ses bâtiments 6-7 étages, de blancs vêtus, enchassés de commerces, l'aident quand il pleut, quand il neige, lui créent son style chétif, son apparence quand là à ses pieds la boulangerie travaille de pieds ferme...
Là-bas, un peu plus loin, comme écartée, une flopée de bâtiments accompagne une rue, un boulevard... Lui, ce boulevard qui, dans son élan presque haussmanien, nous convie à le suivre, à le découvrir, à venir flirter avec la ville, avec la vie....
Là, à l'autre bout de la ville, de hautes grilles vêtues de noir et d'or là, à Courcelles, en contre-bas de la place des Ternes, font penser, font amener à un temps gravé...
Là, de hautes portes cochères fendent un bâtiment du 17e arrondissement, plus loin, une façade sculptée nous décrie ses pensées, s'habille de blanc/écru, se discerne au loin et vient se blottir, se poser là, à sa place...
Un voyage à Paris une longue marche plutôt durerait des années, de très longs mois... Proches et lointaines quand elles parlent d'histoire, ces façades fondent la ville, elle est là, sous nos yeux, elle nous acceuille, nous convie à venir la découvrir, l'enfanter presque.... Endiablée de voitures, de tintamarres qui se laissent deviner, la ville, saturée crie parfois... Elle aimerait autre chose, vivre mieux peut-être, sous un autre jour, dans un monde plus régulé....
Le vent
Le vent, contraire, dans le sens, effarouché, violent, doux, amour quand il délie des rêves, des pensées.. Amer quand il pleut, grisonnant parfois, acculé de désirs à la campagne, l'été, tourbillonnant en mer, éclatant à la montagne, virevoltant entre deux bâtiments, contraignant dans l'effort, euphorisant au travers un plaisir... Il est fort, généreux, il fait frémir une feuille, fait chavirer un camion, rien ne l'arrête, il peut soulever des montagnes, faire frissonner un plan d'eau, nous faire peur, jaillir de nul part, s'en aller vite... D'ou vient-il? Chacun le sens....
Le Lundi il peut soulever le toit, le Mardi, plus sagement, faire frémir le rosier, le courber, le Mercredi, plus sagement encore, juste une feuille se soulève, s'effarouche, il se donne aux enfants, jouant avec ce petit bouquet de bonheur... Le Jeudi, à l'aube, le voici dans le vent avec pluie, le Vendredi un zeste romantique le pousse vers la forêt, le Samedi il nous emporte, le Dimanche il nous égraine...
mardi 4 décembre 2018
Entre la pluie et la lune
Entre la pluie et la lune, entre le monde et la vie, tour à tour l'on peut te voir rieuse, l'on peut entrevoir quelques larmes, quelques gouttes décontenancées d'un je ne sais que faire, d'un je me perd... A ton image, sur ta trace, tu as su semer de belles pensées, des lignes futuristes...
Parfois cachée, comme cachée en pleine été, entre un entrelac de bonheur, de langueur, de jeux, d'apaisement, tu es restée belle, attrayante, charmeuse... Comme l'on devine là derrière cette ruelle une de tes facettes, de tes contours, chargés ici et là de faits endiablés, prolongés, tantôt vieillot, tantôt jeune, rempli d'entrain, chargé d'intenses émotions que cette dame l'histoire n'oublie pas....
Un peu plus loin, à quelques stations, quelques avenues, un autre regard s'affiche, se délie, se laisse effleurer du regard, comme-ci, là, elle devait se montrer autrement...
Plus diversifiée que jamais, un peu plus encore en compagnie de ton éternelle compagne, l'architecture, tu as su donner un nouvel élan, une autre couleur qui, petit à petit s'est posée, s'est inspirée, a esquissée là un polygone rouge, un cube noir tambourinant d'images, un blanc profond, un gris métallique, un vert criant sur les bords de la Seine.... Une partie de ta robe s'est peinte, est devenue nuancée....
A demi teintée lorsque le jour s'envole, s'entrelace ailleurs, la ville, éternelle, sous sa tunique jaune-orangée, dessine une multitudes de ruelles soudainement noircies par un crépuscule naissant, puis par la nuit, cette dame ambigüe, joyeuse parfois, connaisseuse, qui couvre le monde, l'enjole parfois pendant 6 mois en un lieu blanc-glacé... Elle est bel et bien là, et là, derrière une vitre éclairée, refroidie, des questions naissent, s'entrechoquent vers elle, en son antre, en son centre...
Tu nous enlaces, tu nous endors, tu nous fait rêver, réfléchir, tu apportes une autre vue, une autre vision...
Les rues assombries, ombragées par un manque de lampadaires ou une hauteur de bâtiments modernes et/ou anciens, laisse entrevoir une lune cachée par une volée de 7-8 étages, qui, lentement, montant un peu plus vers le ciel, abandonne son flot personnel, luminescent, époussetant ça et là les passants, les amoureux...
dimanche 18 novembre 2018
Un nuage à Paris...
samedi 2 juin 2018
Paris, cette ville
Si proche ou là en son cœur, en son antre, elle se laisse deviner, se laisse amouracher, se laisse dévorer, quand là, à quelques mètres, le brouhaha nous rappelle qu'elle est là cette ville, cette capitale, qu'elle bouge, qu'elle vit à son rythme, tantôt touristique, tantôt patrimoniale, tantôt politique, tantôt sportive, tantôt festive...
Comment l'arrêter, comment faire pour que se brouhaha sombre dans l'oubli, s'éloigne? Bientôt électrique elle changera de tonalité, sera plus belle, revêtira sa robe futuriste que l'on peut, ici et là deviner....
Pour le moment, les bus se croisent, se suivent parfois, essayent de se frayer un passage au centre d'une cohue, d'un tourbillon de voitures.... Le métro lui passe presque indifférent sur un pont d'acier XIXe, sa couleur, son bruit éveillent quelques regards et ou pensées futiles.... Les parisiens marchent, ne prêtent plus attention à ses "agitations" du quotidien, ils vont, ils viennent, profitent d'un week-end pour embrasser quelques heures de liberté... La ville est ainsi faite, elle s'habille, se déshabille, peut laisser là au coin d'une rue un homme ou une femme... Souvent elle change, elle accueille, ouvre grand ses bras, son cœur pour, d'un seul coup d'un seul, libéré une flopée de bonheur....
Paris en a vu naître au cours de cette période, Paris s'est vu armé d'un nouveau jour, elle a due céder un peu de sa couleur d'origine, celle qui, durant des années a fait rêver, fait voyager le duc comme le simple d'esprit.... Au fil du temps, elle a vu le monde du bâtiment s'affairer, se dépêcher, jeter un engouement, une mesure réglée, huilée, forte d'un savoir faire acquis depuis des lustres.... D'Haussmann aux années 2000, la ville a vu pousser une multitude de nouveautés, comme le métro, des jardins, des parcs, des habitats hétéroclites, répondant à une époque, une page, des bâtiments industriel, des commerces... Paris, dans son apparat rouge et bleu teinté de liserets lointains ornés de blanc, de vert, s'est couverte de gloire, dans sa robe touristique elle aguiche, séduit, s'accapare une partie de nous-même, qui dans un élan profond, sincère, laisse une empreinte indélébile...
lundi 5 juin 2017
Jardin du Luxembourg
Entrecoupé d'allées, de statues, d'arbres, le jardin du Luxembourg, au caractère romantique, que son aile étatique assise là au fin fond, face à une allée royale, domine, s'énorgueille, confine en son antre une multitudes de points historique, infiniment bien sculptés, choyés, regardés... Là, dehors, sur le seuil même de ce bâtiment, les statues nous guident, nous font tournoyer autour d'une promenade arquée, imagée, au centre de laquelle l'on devine, en contre-bas, un plan d'eau majestueux, centré d'une statue faisant jet d'eau...
Un peu plus loin, il est possible de deviner encore quelques méandres du vieux Paris, quelques consonances, souvenirs années 70, qui rappelent que le temps et ses lumières effacent les traces guerrières.... Là encore la vie continue son chemin, elle qui au fil du temps nous livre ses lignes, ses changements, ses traits ...
Là, le brouhaha des voitures s'efface, laisse place à une paix intérieur si commune en ses parcs... Le vent, cet agréable compagnon se faufile légèrement ça et là, il fait frémir les feuilles, soulever le sable, rafraîchir les visages... Un temps d'attente, d'observation, le monde tourne, va, coure, vole, continu son cycle, quand là, en l'espace d'un instant, des enfants viennent entrecouper ses moments, ils jouent, ils courent, ils crient, plus loin des jeunes plaisantent, s'entremouchent, carrillonnent...
dimanche 28 mai 2017
Pas si loin.....
Au bout d'une rue, d'un passage perpendiculaire, presque authentique, remodelé d'un côté par une architecture moderne au gout année 90 et avant-guerre de l'autre, plâtre, ciment, brique, qui fait face au béton, à ses structures parfois entrechoqués deux bâtiments se regardent... L'une et l'autre se dévoilent, s'aguichent, échangent, leurs différences; d'années, de couleurs, de formes, leurs souvenirs...
L'habitat, le sport se sont toujours bien mariés, ont toujours su plaire partager, donner....
Là un Paris ancien, de l'autre un Paris années 70 se dessinent, une parallèle qui se regarde, se souvient.... Association, plaisir, quand là, un peu plus loin, un passage presque dans l'axe se dresse, un peu du même genre et là, au coin, un chantier moderne vient lui aussi poser ses pensées, ses images actuelle briquette-béton qui gardent les lignes qui l'entourent... Se souvient-elle de cette époque qui a donnée naissance à ce concept brique-pierre-fer, brique-pierre, brique-fer, brique seulement? Concept qui dura plusieurs années, qui fut générateur de bâtiments d'habitation, d'usines, d'architecture industrielle, civile...
Après la seconde guerre mondiale ce fut le béton qui, dans son élan de générosité, de liberté, de reconstruction est venu se greffer à tout jamais dans la mouvance architecturale du temps, de notre temps... Paris détient encore quelques bâtiments industriels d'antan, au goût encore manuel que l'on peut ressentir à leurs approche, comme si, en l'espace de quelques secondes, ce lieu, cette place reprenait vie, retrouvait son goût pour l'effort stabilisé par un tintement mécanique fait de cliquetis, de sonorités profondes, travailleuse, plus ou moins percutante, linéaire, au travers de laquelle il était possible de distinguer le moindre défaut, la moindre défaillance.... Là, aux pieds d'elles, de ses machines enrobées d'un vert feuille mat, s'envolaient quelques millilitres d'huiles, de graisse vite absorbées par la sciure posée toute proche....
Paris, ce Paris là, qui au fin fond n'est pas si loin, avait donné naissance à un concept de facilité, de proximité, la ville pouvait vivre, se construire, se matérialiser plus aisément, elle faisait vivre une multitude d'hommes, de métiers, d'entreprises, qui ont fait ce que Paris était, a été ...
mardi 14 février 2017
Un détour vers.... La Seine, le centre...
Paris, cette image romantique, cette ville qui depuis des lustres a délayée tant et tant, depuis ses grandes lignes construitent avant 1914 qui perdurent et perdureront toujours, nous dévoile ses allures les plus enchaperonnées, quand là à l'orée d'une rue, un bâtiment, un monument vient cheviller une partie de plus qu'est ce grand puzzle urbain... Le collège des Bernardins, une entité, une immense fenêtre qui s'ouvre vers l'art religieux, vers ce qui, durant des siècles, a fait "courir" la France vers un chemin plus gracieux que le commerce et la conquête.... Ces moines qui, au fil du temps ont bâtis, apportés, inventés des figures nouvelles, des couleurs que le temps à gardé, que les hommes malgré les guerres, le guerroyage, les révolutions n'ont pas détruis...
Plus loin, à quelques encablures, là-bas, un peu caché par le Panthéon, en empreintant ces petites rues qui courent, serpentent, virevoltent parfois, une lune, petite, assise là, aux pieds d'un bâtiment sculpté, taillé de mains vives et connaisseuses, une petite fontaine qui fait face à un grand bâtiment blanc de 1840 construit pour la garde républicaine, touche, émeut, là au milieu de la place Monge... Comme perdue en son centre, elle jouit d'un bel espace, d'un environnement qui se mari, se scint et se fond en elle....
lundi 13 février 2017
Une nuit, un château....
Un château dans la nuit, grand et fort comme ses bâtisseurs se dévoile confusément.... Il est là et se cache derrière un long manteau bleu-nuit que le ciel a laissé en soirée... Ce château, de son air royal, armé avec le temps, les jours et les ans, s'est mis un peu au goût du jour... L'essence de sa robe, de sa pierre si chère, si expressive laisse toujours percevoir ses lignes romantique, historique...
Il siège tel un sage, telle une page dans la ville, aux abords plutôt, pont-levis baissé, acceuillant, il s'est plus ouvert, a libéré un peu de son commandement pour laisser place à une vue, une découverte plus solonnelle ou plus "ludique"... Château royal ayant gardé son âme, il protège et embrasse de son coeur cette chapelle si fragile sculptée de traits gothique, scint, taillés, imprimés.... Là, proche de son autel presque entouré d'un damage de carreaux noir et blanc, un peu plus en hauteur, trois vitraux lient pratiquement le sol au plafond, tutoient les voûtes, illuminent cette partie qui, en une seconde à peine embrase la chapelle....
Seul témoin d'un temps entouré de chevaliers, de guerres, de roi et de religion, attaché en nous, plusieurs fois centenaire, lié à Paris, ce château, ce soir, s'entrevoit, ne peux exprimer ses sens, son foisonnement.. Cette couleur bleu-nuit a surpris son côté royal, il ne peut pleinement voir, se faire voir, s'entrechoquer avec le monde, avec ce qui lui a donner un sens, une vie.... Il le sait, le voilà condamné à attendre, à se fondre au creux de cette nuance qu'il aime et qu'il déteste à la fois....
Là-bas l'on peut deviner derrière un filet jaune une infime partie de son échelle, de sa grandeur, une pierre qui s'exprime laisse entrevoir le pont-levis, une partie de son maillage...
Comment faire quand on est roi que l'on reste dans l'ombre aujourd'hui, ce soir....?
mercredi 21 décembre 2016
A Paris.....
De pierres vêtu, tel une proue, un cuirassé, une avancée dans une rue se laisse voir, elle sort là, élançée, grandiloquente, masculine... D'autres bâtiments, plus romantique, travaillés, charment, aguichent, éveillent....
Sa mesure, à ce beau bâtiment, est juste, posée, solonnelle.... Elle laisse les autres bâtiments un trait derrière, quand là, soudainement, à l'orée d'une rue, une échauguette gothique, saillante d'un mur de grès, accompagnée en contre-bas, d'une fenêtre ou deux de même style, se laisse désirer, entrevoir, pour que, en une seconde à peine nous puissions converger, aller vers un chemin plus dessiné rappelant quelques siècles, au cours desquels le temps a sculpté son destin, son empreinte...
La ville se dessine, crée une effervescence de constructions, atypiques parfois à certains endroits, là ou le brassage des genres s'entrechoquent, communiquent parfois, pour laisser là, au passant, un temps moderne et/ou reculé...
Foisonnement des caractères, des genres, embriqués, alignés, chevauchés, entrelaçés, cote à cote, tous ont le même signe, le même fondement; la pensée, la main de l'homme, la ligne de la ville, l'architecture...
Parfois, l'homme a du faire avec, composer avec un mur oblique, un bâtiment à l'allure évasive, plutôt plâtre, trois étages, une toiture imbriquée involontairement sur le toit d'un bâtiment ancien... Il y a pire, mais l'humain se sort de biens des situations qui sont, qui apparaissent en finalité bien plus concretes, travaillées et splendide...
Dans une ruelle qui retient le temps, qui laisse entrevoir des enseignes, des boutiques, souvent il fait bon circuler, voyager, s'aventurer vers un monde plus paisible, artisanal, qui, aux abords d'une vitrine, dévoile là ses splendeurs.... Un tapissier, un brocanteur, un sommelier, une haute porte cochère ouverte tire notre essence voyageuse en dehors de cette société outrageusement dépensière et commerçante.... L'artisanat nous plonge parfois vers un temps qui n'éxiste plus, vers une idéologie du travail un peu passé avec le temps, le modernisme surtout... Des bases, des façons se sont envolées, disperçées par les machines, certaines, anciennes, sont restées là, encore au travail heureusement, un cachet, ce cachet, se gardera à tout jamais grâce à une poignée d'hommes qui croit, qui animent, qui fait vivre...
dimanche 30 octobre 2016
Le Paris du quotidien















































