mardi 31 août 2021

La Seine, la ville...


















Là au coeur de la ville, de sa ville non loin de cette belle et grande dame, elle, la Seine, se dessine, coule langoureusement... Jointe à la ville à son lit d'origine que le temps n'a pu dévier, chasser, elle, chaque jour charme les passants et les touristes, les aguichent de son aura féminin. Calme et romantisme nous appellent, nous tracent une lignée, sa lignée bien à elle, bien à eux ces fleuves qui nous entourent là en région... L'Oise, la Marne, la Seine, trois grandes eaux qui ont nourries ces terres et bien d'autres en France avec ses compères durant des millénaires... Elle aussi c'est vu appareiller, aborder, virer, couverte d'un manteau de bateaux qui a connue la rame, la voile, l'hélice, les moteurs... A présent, souvent esseulée, elle se rappelle, pioche dans ses mémoires, seul un bateau mouche, une péniche viennent troubler ses eaux, son regard, son long chemin vers la mer. Plus troublée qu'auparavant quand les bruits quotidien des voitures s'échelonnent, gravitent un peu partout, à ces moments elle essaie de se cacher, de préserver l'essence de sa nature, mais au fin fond d'elle même elle le sait, elle fait avec... Comme durant tant d'années, elle a vu et elle voit sa ville évoluée, sent son pays grandir, ne plus être meurtri ici et là, proche d'elle. Tout est plus calme, les gens, la vie... Plus elle s'éloigne de sa capitale, plus ces sensations l'imprègnent sauf parfois peut-être quand un léger bruit de tracteur perçu un peu plus loin dans les plaines vient crever cet équilibre qui lui est cher. Mais tout de même, elle sent vraiment un grand changement, elle l'a déjà senti il y a quelques temps maintenant...














Quelques clés pour comprendre l’histoire de la Seine à Paris:












lundi 5 octobre 2020

Une goutte d'eau

 





Venant de loin, un peu plus loin que l'on s'imagine, elle a franchie bien des aléas, des barrages, les pales d'un kayak par exemple, les bulles des plongeurs, les courants..., que d'aventures pour cette goutte d'eau qui dans un fleuve va toute droite ou presque maintenant, suivant parfois les courbes, les bords parfois encombrés, un peu chahutés, mais au fin fond d'elle-même elle rêve d'autre chose, d'une étendue de nature plus sauvage, que le temps façonne, dicte..., d'un univers peu cotoyé dans un fleuve. Mais elle est sur, elle y arrivera, son destin est presque tracé. Seul une péniche ou deux la ballotte de temps à autre, coupant cette langueur, cette monotonie que le temps installe parfois. 

Parfois déçue, elle espère tant et tant, mais le temps, se grand maître, est son ami, il la mènera à bon port... Un peu de patience...!  


samedi 12 septembre 2020

Notre-Dame de Paris
















Brûlée comme une eau vive, comme un chardon ardent, elle si belle, si majestueuse ne se distingue plus… En quelques heures, là en hauteur, elle a perdue son âme, une partie d'elle même. Son cœur est encore là, il vibre, se laissant ici et là regarder, examiner, quand promptement des lueurs d'espoirs reviennent, se cachent, s'entrechoquent… 
Combien de temps encore, combien de mois, d'années?.... Elle-même ne le sait pas, ne peux le deviner, mais quelque part, en un brin de folie ou de rêve, elle se joue d'images, de souvenirs, de paroles… Attisée par ce flot de touristes, par des regards parisiens qui la tutoient chaque jour, elle se reguingotte, se réconforte, s'empare de cette lumière pour espérer plus encore… Ses deux tours, si proche, portées depuis des siècles, culminant maintenant au plus haut, dessinent une façade encore attrayante née sous un autre monde, une autre vue, une façade qui attire le monde, la religion, la renommée...
Ses gargouilles, son style et ses statues laissent son époque se deviner, elle s'ébauche au fin fond de nous-même, nous rappelant ainsi les grandes heures historiques de l'art religieux qui ont conquises l'Europe.... En quelques siècles, elle a vu une floppée d'évènements venir la tutoyer, l'approcher ou s'en emparer parfois... Paris lui est apparu pendant de longs siècles bordé d'une campagne, de petits villages qui allaient, au fil du temps, devenir des quartiers de Paris, de villes de banlieue. Paris c'est aussi bâti sous ses yeux, sous son fil romantique, gothique, d'un environnement de chaux et de bois, de ponts habités, de bâteaux qui a longtemps perdurer, elle a vu les transformations urbaines de la ville, de sa ville qui l'a toujours protégée, adulée... Elle continue à les voir, les deviner quand parfois, au loin, elle entrevoit une grue, des couleurs proche de la Seine. 



*














mardi 14 janvier 2020

Là, à côté d'elle





















Entre deux terres, la Seine et la rue, un peu en hauteur, un bout de verdure orné d'icônes se dressant en son coeur, entrecoupé d'un chevet d'église lui dictant son dessein, nous entraine vers sa ligne bordée d'arbres et de statues…. Il vit, laisse pénétrer les passants, les touristes, qui là, tout proche, viennent se reposer après avoir visité la cathédrale.
 A côté, un peu plus au Sud, connut des parisiens, Maubert s'affiche, s'affirme surtout lorsque le samedi le marché s'affaire, bouge, entrevoit des regards, des sentiments.. Un peu plus haut encore se dresse, majestueuse, la Sorbonne. Elle fut le théâtre de virulences, de discours, de belles lettres, d'idéologie naissante, de théorie née au fil des siècles.. Au XXe elle ouvrit ses portes, son cœur, son antre...
Sa philosophie s'est propagée, a traversée une partie du XXe, vers des chemins qu'elle ne connaissait pas, qui  furent découvert au milieu du XXe… Elle évolua, laissa ponctuellement un peu de côté ses grandes bases, se laissa parfois, très rarement entraîner… Sur la même rue en remontant jusqu'au boulevard, à gauche, en hauteur, un apparat de pouvoir blanc/écru coiffé d'un dôme entouré d'une colonnade auréolée d'art, de lettres, de pouvoir, jaillit se projette soudainement..
Faisant face à une reine en dominant Paris, ce bâtiment dialogue, échange, délecte minutieusement chaque parcelle, chaque côté, se projette vers un art qui aurait pu être le sien mais un peu plus tardivement. Il s'est dessiné autrement à fait jaillir en haut de ce mont presque au cœur de Paris, un mausolée synonyme d'âmes, de souveraineté, de temps, d'histoire...












mercredi 18 décembre 2019

Façades, bâtiments actuel....












Batignolles, BNF, Belleville, République, XVIIe… le temps a défilé, le temps c'est envolé, le temps a développé un package d'idées, un voile bétonné, une façade pigmentée.    
Vert, gris, blanc, noir, argenté, ces façades dessinées, ces façades mélangées, au goût sucré-salé, au goût pensé-visé, se sont là implantées, sont là en carré, comme il y a quelques années, sont crayonnées sur un site, en un lieu…..
Parfois elles se cachent, un semblant se fait voir derrière une floppée de bâtiments, seul 1/10e, 1/20e se montre, se dessine là au coin d'une rue… Ces couleurs donnent envie, ces couleurs et ces forment aguichent, éveillent, font revivre le quartier encore XIXe….

Les armées de balcons appareillés de fer forgé plus travaillé que brut, un peu anxieuses, mais encore sereine, observent autour d'elles cette diversité, ces concepts, ces idéologies s'installer...
Presque aussi vive les unes que les autres, l'œil est plus stimulé, plus attiré, il ne regarde plus une linéarité, un flot identique, mais une multitude… Elles jouent entre elles, se jouent de leurs couleurs et plus encore lorsque le soleil vers 16h00, commence à disperser des teintes plus orangées… Parfois, sur une façade plus vitrée qu'un voile de béton perçé de fenêtre, un flot de lumière s'égard ici et là, laissant naître un regard plus chaleureux.
Au coin d'une rue en L, presque assombrie par la hauteur et le volume, ces bâtiments viennent entrecouper un bout de trottoir, flirter avec un bâtiment XIXe.


Juxtaposés, enlassés, étirés, croisés, ils, ces boulevards, dans un flot étatique, un flot étiré, presque linéaire, laisse en une seconde à peine une flopée de fenêtres venir se dessiner telle une transversale structurée, presque industriel, elles se dévoilent au fil des pas, au fil du temps laissant leurs ornements se dévoiler, nous attirer du regard...

2, 3 carreaux ou une vitre au 2 tiers, un peu classique, vieillotte, contemporaine ou renaissance, plus proche encore quand là, un quadrilatère étroit, montant, un carré, une belle baie vitrée, une hauteur de petits carreaux teintent les villes le soir, leurs envois un bouquet intérieur que le passant devine, effleure du regard....

Là, un peu plus loin, coincé dans les entrailles de la ville, un flot renaissance/contemporain se lit, deux façades au goût si différents pourraient presque se fondre, s'enlacer... L'une à dominante noir, l'autre plus proche, à dominante brun-orangée/écru.... Deux époques, deux exemples, deux visages d'une ville qui en compte un peu plus, qui se lisent de bas en haut de la ville, d'Ouest en Est...

Pierre-béton ou béton tout court, une transition qui marque une fin dans cet élan d'avant guerre qui a laissé derrière lui une entité, un patrimoine qui a grandit au fil des siècles, qui a changé la face du monde... Autrefois régi par des codes et des règles structurées, elle avait dispersée son parfum romantique au 4 coins du monde... Parfois elles communiquent ces deux architectures, l'avant et l'après guerre, quand là, une rue nous montre ce dialogue qui rivalise parfois avec une architecture XIXe... Peut-être se regardent-elles, s'analysent-elles, à demi-mots, contraire dans leurs formes...  Elle coure cette architecture contemporaine, se laisse former, déformer suivant les idéaux du moment... Là un cube, là un quatre-cinq étage noir, blanc, dépeint d'autres teintes, un peu plus loin une vision plus  élançées, futuriste....









Quelques pas dans Paris


















Entre Belleville et République, sur cette rue, la rue du Faubourg du Temple, qui a laissée sa foule, l'on peut encore deviner le temps d'avant, l'on peut se l'imaginer encore... En bas la place s'est transformée, son cœur, autrefois orné de pelouses et de fontaines, a laissé place a un long « pied à terre » piétonnié, en lequel les voitures n'ont plus le droit de passage.

De l'Opéra à Saint-Lazare, l'on se fraie encore un passage dans la foule, l'on peut passer là ou là-bas, devant l'entrée du RER, en coupant l'angle des Galeries Lafayette, ou en venant de Richelieu Drouot, les passants pressés, un peu chargés parfois, se font encore nombreux mais plus serein. Tous mènent à Saint-Lazare, tous nous font voyager dans les méandres d'une fourchette de plus de 200 ans d'architecture. Saint-Lazare, elle, peut se targuer d'être assise face à quelques nouveautés comme la Fnac par exemple et son passage, l'entrée vitrée de la ligne 14, elle s'est aussi laissée croquer, aguicher, à laissée sa « robe rupestre » s' envoler à jamais....

Un peu plus loin à vol d'oiseau, au cœur de ces artères touristique ou vers des chemins plus aisés, Louis Vuitton, Lancel, Dior se cachent, se laissent deviner, approcher, regarder.... Elles ces grandes marques, ces couleurs voyageuses nous entraînent aussi vers des places plus populaires, parisiennes, elles nous aguichent, nous font voyager, nous aident à traverser le monde, nous amènent vers le sport, la découverte, les défis, les voyages....











jeudi 3 janvier 2019

La ville....
















Partir, revenir, se teinté, s'égrainer, se laisser voyager, une nuit, une journée....

Là, d'un regard presque quotidien, presque habituel, à quelques dizaines de mètres, un petit bâtiment s'épaule au début d'une rue créant ainsi un effet disparate, destructuré, se trouve enlassé d'un brin champêtre carillonnant au-dessus de lui. Il est là, blottit, se cachant presque, ses acolytes, ses compagnons de temps le mettent en valeur, l'accompagnent, ils, ses bâtiments 6-7 étages, de blancs vêtus, enchassés de commerces, l'aident quand il pleut, quand il neige, lui créent son style chétif, son apparence quand là à ses pieds la boulangerie travaille de pieds ferme...
Là-bas, un peu plus loin, comme écartée, une flopée de bâtiments accompagne une rue, un boulevard... Lui, ce boulevard qui, dans son élan presque haussmanien, nous convie à le suivre, à le découvrir, à venir flirter avec la ville, avec la vie....
Là, à l'autre bout de la ville, de hautes grilles vêtues de noir et d'or là, à Courcelles, en contre-bas de la place des Ternes, font penser, font amener à un temps gravé...
Là, de hautes portes cochères fendent un bâtiment du 17e arrondissement, plus loin, une façade sculptée nous décrie ses pensées, s'habille de blanc/écru, se discerne au loin et vient se blottir, se poser là, à sa place...
Un voyage à Paris une longue marche plutôt durerait des années, de très longs mois... Proches et lointaines quand elles parlent d'histoire,  ces façades fondent la ville, elle est là, sous nos yeux, elle nous acceuille, nous convie à venir la découvrir, l'enfanter presque.... Endiablée de voitures, de tintamarres qui se laissent deviner, la ville, saturée crie parfois... Elle aimerait autre chose, vivre mieux peut-être, sous un autre jour, dans un monde plus régulé....













Le vent


















Le vent, contraire, dans le sens, effarouché, violent, doux, amour quand il délie des rêves, des pensées.. Amer quand il pleut, grisonnant parfois, acculé de désirs à la campagne, l'été, tourbillonnant en mer, éclatant à la montagne, virevoltant entre deux bâtiments, contraignant dans l'effort, euphorisant au travers un plaisir...  Il est fort, généreux, il fait frémir une feuille, fait chavirer un camion, rien ne l'arrête, il peut soulever des montagnes, faire frissonner un plan d'eau, nous faire peur, jaillir de nul part, s'en aller vite... D'ou vient-il? Chacun le sens....

Le Lundi il peut soulever le toit, le Mardi, plus sagement, faire frémir le rosier, le courber, le Mercredi, plus sagement encore, juste une feuille se soulève, s'effarouche, il se donne aux enfants, jouant avec ce petit bouquet de bonheur... Le Jeudi, à l'aube, le voici dans le vent avec pluie, le Vendredi un zeste romantique le pousse vers la forêt, le Samedi il nous emporte, le Dimanche il nous égraine...




























mardi 4 décembre 2018

Entre la pluie et la lune




























Entre la pluie et la lune, entre le monde et la vie, tour à tour l'on peut te voir rieuse, l'on peut entrevoir quelques larmes, quelques gouttes décontenancées d'un je ne sais que faire, d'un je me perd...  A ton image, sur ta trace, tu as su semer de belles pensées, des lignes futuristes...

Parfois cachée, comme cachée en pleine été, entre un entrelac de bonheur, de langueur, de jeux, d'apaisement, tu es restée belle, attrayante, charmeuse... Comme l'on devine là derrière cette ruelle une de tes facettes, de tes contours, chargés ici et là de faits endiablés, prolongés, tantôt vieillot, tantôt jeune, rempli d'entrain, chargé d'intenses émotions que cette dame l'histoire n'oublie pas....
Un peu plus loin, à quelques stations, quelques avenues, un autre regard s'affiche, se délie, se laisse  effleurer du regard, comme-ci, là, elle devait se montrer autrement... 
Plus diversifiée que jamais, un peu plus encore en compagnie de ton éternelle compagne, l'architecture, tu as su donner un nouvel élan, une autre couleur qui, petit à petit s'est posée, s'est inspirée, a esquissée là un polygone rouge, un cube noir tambourinant d'images, un blanc profond, un gris métallique, un vert criant sur les bords de la Seine.... Une partie de ta robe s'est peinte, est devenue nuancée....

A demi teintée lorsque le jour s'envole, s'entrelace ailleurs, la ville, éternelle, sous sa tunique jaune-orangée, dessine une multitudes de ruelles soudainement noircies par un crépuscule naissant, puis par la nuit, cette dame ambigüe, joyeuse parfois, connaisseuse, qui couvre le monde, l'enjole parfois pendant 6 mois en un lieu blanc-glacé... Elle est bel et bien là, et là, derrière une vitre éclairée, refroidie, des questions naissent, s'entrechoquent vers elle, en son antre, en son centre...

Tu nous enlaces, tu nous endors, tu nous fait rêver, réfléchir, tu apportes une autre vue, une autre vision...
Les rues assombries, ombragées par un manque de lampadaires ou une hauteur de bâtiments modernes et/ou anciens,  laisse entrevoir une lune cachée par une volée de 7-8 étages, qui, lentement, montant un peu plus vers le ciel, abandonne son flot personnel, luminescent, époussetant ça et là les passants, les amoureux...









dimanche 18 novembre 2018

Un nuage à Paris...










A Paris, là à côté, pas loin, 1-2 étage, des images courent, se cachent, laissent entrevoir; entrelaçées, endiablées quand là un chantier vient alors cassé des petites maisonnées...
Au milieu d'une rue un arbre jeté devant, elles, ces images, dénotent, montrent un Paris enchassé d'humilité, de traits moins carillonnant, moins grandiloquent, à l'image d'une vie que nous connaissons tous...
Encarilloner entre deux bâtiments XIXe aux allures plâtre ou brique ou pierre, si communes, si attachantes, si attendues en un temps, des façades se dressent, montrent leurs atouts, leurs attraits, elles qui, en un clin d'oeil pourraient nous emmener vers la mer, une ville de campagne, un hameau de montagne mais un peu plus vêtu quand même....
  
Sucré-salé, un peu comme la vie, comme le temps parfois, lorsque là à demi-mot, une pluie commence à teinter la rue, à la faire chavirer vers des moments plus rudes, le ciel équivoque s'en mêle, sa compagne pleure, lui devient nuageux, un peu plus sombre, il pourrait presque exploser.. Mais là, gris clair qu'il est, il ne sera pas si malheureux, mais il laissera couler quelques larmes, quelques éphémérides grisonnant...
Paris le gagne, l'émeut, Paris l'accompagne, plus seul il revit, il se laisse émouvoir, il se laisse amouracher par ses rues et ruelles, ses faubourgs, qui, construits là, égrainent en lui un parcours romantique..

Entre deux bâtiments il s'arrête, il scrute les alentours, il observe, il profite de ces instants d'acalmie pour faire rêver un enfant, un adulte, un touriste, un photographe... Une bourrasque le pousse, le cache, l'invite à changer d'air, à se laisser porter jusqu'à là-bas, aux pieds des tours, à la frontière d'une autre vie, plus sage, plus verte, plus paisible... Il se sent quelque part rassurer de quitter le brouhaha, les turpitudes et les embruns de la ville... Là-bas il pourra courir, jouer avec les arbres, la nature, se laisser traverser par un flot d'oiseau en vol, par un bruit sourd venant de loin, par une éternité, par des pensées plus naturelles, plus éclatantes... Cette bourrasque tumultueuse, vive, l'emmène quelques heures, vers un parcours de quelques dizaines de kilomètres pour venir là s'asseoir au milieu du Véxin....





















samedi 2 juin 2018

Paris, cette ville






















Si proche ou là en son cœur, en son antre, elle se laisse deviner, se laisse amouracher, se laisse dévorer, quand là, à quelques mètres, le brouhaha nous rappelle qu'elle est là cette ville, cette capitale, qu'elle bouge, qu'elle vit à son rythme, tantôt touristique, tantôt patrimoniale, tantôt politique, tantôt sportive, tantôt festive... 
Comment l'arrêter, comment faire pour que se brouhaha sombre dans l'oubli, s'éloigne? Bientôt électrique elle changera de tonalité, sera plus belle, revêtira sa robe futuriste que l'on peut, ici et là deviner....
Pour le moment, les bus se croisent, se suivent parfois, essayent de se frayer un passage au centre d'une cohue, d'un tourbillon de voitures.... Le métro lui passe presque indifférent sur un pont d'acier XIXe, sa couleur, son bruit éveillent quelques regards et ou pensées futiles.... Les parisiens marchent, ne prêtent plus attention à ses "agitations" du quotidien, ils vont, ils viennent, profitent d'un week-end pour embrasser quelques heures de liberté... La ville est ainsi faite, elle s'habille, se déshabille, peut laisser là au coin d'une rue un homme ou une femme... Souvent elle change, elle accueille, ouvre grand ses bras, son cœur pour, d'un seul coup d'un seul, libéré une flopée de bonheur....
Paris, peu à peu nous guide, laisse entrevoir quelques fruits du futur, quelques liserets élançés, des lignes nouvelles restées dans l'ombre.... Elle, cette architecture, nous dessine des traits moins colorés, moins imagés, un peu plus simple, moins proche de la nature, mais qui, dans cet élan plus moderne, joue avec les matériaux, la matière, les formes... Une page est belle et bien tournée, mais elle surprend cette architecture, elle laisse son regard se perdre, se faufiler entre deux mondes... Là des tiroirs qui un à un ont poussés en sailli lors de la construction, impénétrables, élancés... Là-bas, des fenêtres carré, une multitude, un damier se lit, se devine, là, des rideaux coulissant en bois matérialisent une forme, un schéma, elles peuvent, ces façades, nous projeter vers un autre bâtiment, une autre voie toujours contemporaine....  Le temps nous a laissé sa trace, ses racines, il nous a guidé, fait voyager, appris.... 

Paris 1800..., 1900-1920, année 50-60-70, une grande part de la ville, un saut qui nous emmène  vers une composition, un échelonnement du temps, de la ville, vers de grands pas.... Un Paris que l'on peut dater, imaginer, observer... Là, par exemple, à deux pas, à quelques kilomètres, des tours 60-70 s'entrechoquent, jouent de leurs hauteurs, nous emmènent plutôt vers La Défense et sa chevelure noire, bleu, blanche... Calme malgré tout, enfilochées derrière la BNF, elles dessinent des allées, des gorges urbaines qui n'existeraient pas sans elles... En leur centre un carrefour, une place plutôt régulatrice distribue ses lignes, elles courent, s'en vont au loin, s'entrelacent dans les méandres de la ville... Là, à leurs extrémités, se devinent une place, un carrefour, il s'agit d'un croisement au travers duquel là-bas, à quelques dizaines de mètres, un bâtiment Art Déco, une flopée de balcons au goût 90-2000, neufs, au bout duquel on peut encore s'imaginer un chantier criard vêtu de bleu, d'orange, se regardent, s'interpellent, nous convis à venir flirter avec eux en des temps éloignés... Basculant vers le vide comme des tiroirs a bout de course, ils, ses balcons, laissent échapper un visage contemporain, saillant de blanc qui s'envolent presque vers la ville....
Paris en a vu naître au cours de cette période, Paris s'est vu armé d'un nouveau jour, elle a due céder un peu de sa couleur d'origine, celle qui, durant des années a fait rêver, fait voyager le duc comme le simple d'esprit.... Au fil du temps, elle a vu le monde du bâtiment s'affairer, se dépêcher, jeter un engouement, une mesure réglée, huilée, forte d'un savoir faire acquis depuis des lustres....  D'Haussmann aux années 2000, la ville a vu pousser une multitude de nouveautés, comme le métro, des jardins, des parcs, des habitats hétéroclites, répondant à une époque, une page, des bâtiments industriel, des commerces... Paris, dans son apparat rouge et bleu teinté de liserets lointains ornés de blanc, de vert, s'est couverte de gloire, dans sa robe touristique elle aguiche, séduit, s'accapare une partie de nous-même, qui dans un élan profond, sincère, laisse une empreinte indélébile... 












lundi 5 juin 2017

Jardin du Luxembourg











Entrecoupé d'allées, de statues, d'arbres, le jardin du Luxembourg, au caractère romantique, que son aile étatique assise là au fin fond, face à une allée royale, domine,  s'énorgueille, confine en son antre une multitudes de points historique, infiniment bien sculptés, choyés, regardés... Là, dehors, sur le seuil même de ce bâtiment, les statues nous guident, nous font tournoyer autour d'une promenade arquée, imagée, au centre de laquelle l'on devine, en contre-bas, un plan d'eau majestueux, centré d'une statue faisant jet d'eau...

Un peu plus loin, il est possible de deviner encore quelques méandres du vieux Paris, quelques consonances, souvenirs années 70, qui rappelent que le temps et ses lumières effacent les traces guerrières.... Là encore la vie continue son chemin, elle qui au fil du temps nous livre ses lignes, ses changements, ses traits ...
Là, le brouhaha des voitures s'efface, laisse place à une paix intérieur si commune en ses parcs... Le vent, cet agréable compagnon se faufile légèrement ça et là, il fait frémir les feuilles, soulever le sable, rafraîchir les visages... Un temps d'attente, d'observation, le monde tourne, va, coure, vole, continu son cycle, quand là, en l'espace d'un instant, des enfants viennent entrecouper ses moments, ils jouent, ils courent, ils crient, plus loin des jeunes plaisantent, s'entremouchent, carrillonnent...


























dimanche 28 mai 2017

Pas si loin.....























Au bout d'une rue, d'un passage perpendiculaire, presque authentique, remodelé d'un côté par une architecture moderne au gout année 90 et  avant-guerre de l'autre, plâtre, ciment, brique, qui  fait face au béton, à ses structures parfois entrechoqués deux bâtiments se regardent...  L'une et l'autre se dévoilent, s'aguichent, échangent, leurs différences; d'années, de couleurs, de formes,  leurs souvenirs...
L'habitat, le sport se sont toujours bien mariés, ont toujours su plaire partager, donner....
Là un Paris ancien, de l'autre un Paris années 70 se dessinent, une parallèle qui se regarde, se souvient.... Association, plaisir, quand là, un peu plus loin, un passage presque dans l'axe se dresse, un peu du même genre et là, au coin, un chantier moderne vient lui aussi poser ses pensées, ses images actuelle briquette-béton qui gardent les lignes qui l'entourent...  Se souvient-elle de cette époque qui a donnée naissance à ce concept brique-pierre-fer, brique-pierre, brique-fer, brique seulement? Concept qui dura plusieurs années, qui fut générateur de bâtiments d'habitation, d'usines, d'architecture industrielle, civile...
Après la seconde guerre mondiale ce fut le béton qui, dans son élan de générosité, de liberté, de reconstruction est venu se greffer à tout jamais dans la mouvance architecturale du temps, de notre temps... Paris détient encore quelques bâtiments industriels d'antan, au goût encore manuel que l'on peut ressentir à leurs approche, comme si, en l'espace de quelques secondes, ce lieu, cette place reprenait vie, retrouvait son goût pour l'effort stabilisé par un tintement mécanique fait de cliquetis, de sonorités profondes, travailleuse, plus ou moins percutante, linéaire, au travers de laquelle il était possible de distinguer le moindre défaut, la moindre défaillance.... Là, aux pieds d'elles, de ses machines enrobées d'un vert  feuille mat, s'envolaient quelques millilitres d'huiles, de graisse vite absorbées par la sciure posée toute proche....
Paris, ce Paris là, qui au fin fond n'est pas si loin, avait donné naissance à un concept de facilité, de proximité, la ville pouvait vivre, se construire, se matérialiser plus aisément, elle faisait vivre une multitude d'hommes, de métiers, d'entreprises, qui ont fait ce que Paris était, a été ...




























mardi 14 février 2017

Un détour vers.... La Seine, le centre...















Paris, cette image romantique, cette ville qui depuis des lustres a délayée tant et tant, depuis ses grandes lignes construitent avant 1914 qui perdurent et perdureront toujours, nous dévoile ses allures les plus enchaperonnées, quand là à l'orée d'une rue, un bâtiment, un monument vient cheviller une partie de plus qu'est ce grand puzzle urbain... Le collège des Bernardins, une entité, une immense fenêtre qui s'ouvre vers l'art religieux, vers ce qui, durant des siècles, a fait "courir" la France vers un chemin plus gracieux que le commerce et la conquête.... Ces moines qui, au fil du temps ont bâtis, apportés, inventés des figures nouvelles, des couleurs que le temps à gardé, que les hommes malgré les guerres, le guerroyage, les révolutions n'ont pas détruis...

Plus loin, à quelques encablures, là-bas, un peu caché par le Panthéon, en empreintant ces petites rues qui courent, serpentent, virevoltent parfois, une lune, petite, assise là, aux pieds d'un bâtiment sculpté, taillé de mains vives et connaisseuses, une petite fontaine qui fait face à un grand bâtiment blanc de 1840 construit pour la garde républicaine, touche, émeut, là au milieu de la place Monge... Comme perdue en son centre, elle jouit d'un bel espace, d'un environnement qui se mari, se scint et se fond en elle....











lundi 13 février 2017

Une nuit, un château....





































Un château dans la nuit, grand et fort comme ses bâtisseurs se dévoile confusément....  Il est là et se cache derrière un long manteau bleu-nuit que le ciel a laissé en soirée...  Ce château, de son air royal, armé avec le temps, les jours et les ans, s'est mis un peu au goût du jour... L'essence de sa robe, de sa pierre si chère, si expressive laisse toujours percevoir ses lignes romantique, historique...
Il siège tel un sage, telle une page dans la ville, aux abords plutôt, pont-levis baissé, acceuillant, il s'est plus ouvert, a libéré un peu de son commandement pour laisser place à une vue, une découverte plus solonnelle ou plus "ludique"...  Château royal ayant gardé son âme, il protège et embrasse de son coeur cette chapelle si fragile sculptée de traits gothique, scint, taillés, imprimés.... Là, proche de son autel presque entouré d'un  damage de carreaux noir et blanc, un peu plus en hauteur, trois vitraux lient pratiquement le sol au plafond, tutoient les voûtes, illuminent  cette partie qui, en une seconde à peine embrase la chapelle....

Seul témoin d'un temps entouré de chevaliers, de guerres, de roi et de religion, attaché en nous, plusieurs fois centenaire, lié à Paris, ce château, ce soir, s'entrevoit, ne peux exprimer ses sens, son foisonnement.. Cette couleur bleu-nuit a surpris son côté royal, il ne peut pleinement voir, se faire voir, s'entrechoquer avec le monde, avec ce qui lui a donner un sens, une vie....  Il le sait, le voilà condamné à attendre, à se fondre au creux de cette nuance qu'il aime et qu'il déteste à la fois....

Là-bas l'on peut deviner derrière un filet jaune une infime partie de son échelle, de sa grandeur, une pierre qui s'exprime laisse entrevoir le pont-levis, une partie de son maillage...
Comment faire quand on est roi que l'on reste dans l'ombre aujourd'hui, ce soir....?  












































mercredi 21 décembre 2016

A Paris.....



















De pierres vêtu, tel une proue, un cuirassé, une avancée dans une rue se laisse voir, elle sort là, élançée, grandiloquente, masculine...  D'autres bâtiments, plus romantique, travaillés, charment, aguichent, éveillent....
Sa mesure, à ce beau bâtiment, est juste, posée, solonnelle.... Elle laisse les autres bâtiments un trait derrière, quand là, soudainement, à l'orée d'une rue, une échauguette gothique, saillante d'un mur de grès, accompagnée en contre-bas, d'une fenêtre ou deux de même style, se laisse désirer, entrevoir, pour que, en une seconde à peine nous puissions converger, aller vers un chemin plus dessiné rappelant quelques siècles, au cours desquels le temps a sculpté son destin, son empreinte...

La ville se dessine, crée une effervescence de constructions, atypiques parfois à certains endroits, là ou le brassage des genres s'entrechoquent, communiquent parfois, pour laisser là, au passant, un temps moderne et/ou reculé...
Foisonnement des caractères, des genres, embriqués, alignés, chevauchés, entrelaçés, cote à cote, tous ont le même signe, le même fondement; la pensée, la main de l'homme, la ligne de la ville, l'architecture...

Parfois, l'homme a du faire avec, composer avec un mur oblique, un bâtiment à l'allure évasive, plutôt plâtre, trois étages, une toiture imbriquée involontairement sur le toit d'un bâtiment ancien... Il y a pire, mais l'humain se sort de biens des situations qui sont, qui apparaissent en finalité bien plus concretes, travaillées et splendide...

Dans une ruelle qui retient le temps, qui laisse entrevoir des enseignes, des boutiques, souvent il fait bon circuler, voyager, s'aventurer vers un monde plus paisible, artisanal, qui, aux abords d'une vitrine, dévoile là ses splendeurs.... Un tapissier, un brocanteur, un sommelier, une haute porte cochère ouverte tire notre essence voyageuse en dehors de cette société outrageusement dépensière et commerçante.... L'artisanat nous plonge parfois vers un temps  qui n'éxiste plus, vers une idéologie du travail un peu passé avec le temps, le modernisme surtout... Des bases, des façons se sont envolées, disperçées par les machines, certaines, anciennes, sont restées là, encore au travail heureusement, un cachet, ce cachet, se gardera à tout jamais grâce à une poignée d'hommes qui croit, qui animent, qui fait vivre...












dimanche 30 octobre 2016

Le Paris du quotidien




Là, à quelques encablures, quelques dizaines de minutes en métro des "centres" culturels, de fêtes, attractifs et touristiques de Paris, la vie dans la capitale peut être mélancolique un moment, poétique, ornée des "charmes" d'antan d'un Paris commerçant, commençant à s'épanouir, à vivre, un monde brodé d'usines brique et pierre, de marchés, de maisonnées à l'architecture atypique, de ruelles sachant encore croquer, mettre en lumière un Paris d'un siècle de vie, que le temps, la vie a su garder intact. Paris se lit, peut se regarder au travers "d' images " gardées, de souvenirs, quand là un quartier détruit puis reconstruit en neuf, laisse encore apparaître un morceau de bâtiment ancien, tel à Bercy Village.... 

Ailleurs, au travers des quartiers plus populaires, Paris se dessine en plâtre, en pierre, au travers de ses bâtiments 1800-1900 construit avec ferveur et passion... 
Paris n'est pas New-York, New-York ne sera jamais Paris, quand là du haut de ses 6-7 étages maximum imposés, Paris se voit très différent, vêtu d'une architecture qui n'éxiste plus, qui retrace ses grandes lignes....  Chaque siècle impose la sienne, sa vision, son futur.. Elle naît cette architecture, d'une pensée construite au fil des siècles, régit, ordonnée, libre depuis peu, c'est ce qu'elle a voulue...

Au loin, bien au loin, dans l'axe de la rue du Chemin Vert, la tour Montparnasse se dresse laissant à ses pieds les bâtiments alentours, que seule la masse du quartier arrive à tutoyer....